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Francine MUSQUIN DUGUE
 
INTERVIEWS

FRANCOIS SANTINI

15/01/2015 16:13:11
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Bonjour Mr François Santini. Nous vous remercions d'avoir la gentillesse de nous présenter une de vos passions LES FLEURS !

Est-ce que je dois parler de fleurs ou de plantes ?Quel serait le meilleur terme ?
Il est possible de parler de plantes qui ont un certain nombre de fleurs… Mais mieux encore, de la culture de spécimens.

Comment et pourquoi vous avez eu l'idée de faire des (fleurs ou des plantes) exceptionnelles ?
Comment est venue cette idée… Eh bien, c’est une très longue histoire à plusieurs étapes. Tout d’abord, et pour bien comprendre, il faut que vous sachiez que j’étais fabriquant d’engrais. C’est nous, avec mon épouse qui avons créé une usine d’engrais minéral sans produit toxique (mieux que du bio) qui est devenu le leader en France. (je ne donne pas le nom de la marque.)
Alors que cette société marchait à merveille, nous avons eu l’opportunité de faire l’acquisition d’une magnifique maison en Touraine qui faisait rêver mon épouse. Mais, il y avait en prime cinq mille mètres carrés de serres, car cette maison appartenait à un horticulteur qui prenait sa retraite.
Je me suis retrouvé avec ces serres où j’ai décidé d’expérimenter mes engrais, plutôt que de le faire faire chez les horticulteurs comme par le passé. J’ai donc fait l’acquisition de matériel et rapidement, je suis devenu opérationnel. J’ai pu faire en temps réel des essais de nouvelles formulations et choisir les plus adaptées par rapport aux objectifs que je m’étais fixé. Bénéficiant d’une expérience de conseil auprès les horticulteurs depuis plus de dix ans, rapidement mes résultats ont dépassé mes espérances. Après un an de divers essai, j’ai pu me donner des objectifs et cibler la culture du chrysanthème qui était notre plus grand créneau horticole. Un an et demi plus tard, j’obtenais mes premiers spécimens, et comme les résultats étaient exceptionnels, l’idée m’est venue de demander à Jacques Martin pour son émission «  Incroyable mais vrai » s’il voulait des spécimens sur son plateau. Ce jour-là, j’en ai présenté trois et devant l’extase de tous les spectateurs, l’idée de communiquer avec des spécimens était née.
Il faut savoir que de telles cultures de spécimens, se rapproche un peu comme la formule 1, et demande énormément de connaissances. Le résultat auprès des professionnels démontrait notre savoir-faire. Je pourrai vous donner au fur et à mesure certains points forts incontournables pour faire ce genre de plantes. Il faut maîtriser avant tout l’arrosage, le support de culture, les apports de nourriture (en petite quantité, mais régulièrement), les pulvérisations foliaires, etc. Là il y a fort à dire et des astuces peuvent être révélées.

Quelle est votre fleur ou plante préférée ?
Je n’ai pas vraiment de fleurs préférées, mais je cultivais les plus spectaculaires et celles qui pouvaient inciter le consommateur à prendre conscience qu’une plante boit et, surtout, mange également. Mais ma préférence allait vers le chrysanthème, qui est une plante annuelle, qui chaque année redémarre d’une bouture. Donc les spécimens de chrysanthème ne peuvent pas dépasser douze mois, car une fois la fleuraison, le bois meurt. C’est là, justement l’exploit, que de faire de si grosses plantes en si peu de temps. Dites-vous bien que c’est unique au monde, d’ailleurs, j’ai treize records qui ont été inscrits dans le « Guinness Book ». Aujourd’hui, je m’amuse à créer des variétés d’iris et de géranium. Le record du monde du géranium qui a été posé sur le Mont Blanc le jour de la fête des mères avait seize mois.

Avez-vous eu des déceptions ? Une expérience qui n'a jamais abouti ?
Si j’ai eu des déceptions, oui bien sûr ! Comme je démarrais la culture de spécimen de chrysanthème six mois plutôt, qu’un chrysanthème classique, il m’arrivait que certains partaient à fleurs un mois avant la date, et là, c’était terminé pour la plante. (je pourrai vous explique pourquoi). Pour moi, de découvrir ces plantes exceptionnelles n’était que du plaisir, par contre, c’était un travail de titan… Il est impossible de ne pas s’en occuper journellement, un peu comme le lait sur le feu, comme disait ma mère.

Dans cette aventure, qu'est-ce qui vous a le plus déçu ? Et le plus motivé ?
De cette aventure, je n’ai pas eu vraiment de déception, je suis même devenu le numéro un de l’engrais horticole amateur. Ce qui m’a le plus motivé, c’est de faire toujours plus gros, douze mois d’attente pour savoir si j’avais battu mon propre record, et chaque année, c’était, de plus en plus imposant. Mais il y a des règles d’or à respecter, et il faut impérativement respecter la nature. Ces plantes n’étaient en rien des plantes géantes trafiqué, mais des spécimens cultivé dans les règles de l’art (la grosseur des fleurs, des feuilles et la distance entre les queues de feuille (les entre-nœuds) était identique à un pot de trois fleurs). Si j’avais gardé la société, j’aurais, il en est certain, fait beaucoup plus gros, car une plante bien traitée peut pousser bien plus qu’il est pensable. Lorsque je dis la respecter, je pense aux doses faibles qu’il faut lui apporter à chaque arrosage, (ne jamais oublier), mais surtout, des engrais sans produit toxique, chose que la législation tolère. Là encore, je pourrai expliquer pourquoi… Et je ne crois pas que vous puissiez en trouver de nos jours.

Vous avez crée de grandes entreprises pouvez-vous nous en dire quelques "mots"?
Pour ce qui est des entreprises… Nous avons créé une unité d’engrais minéral, à l’époque, sans produit toxique et nous avions également une usine de fertilisant naturel qui représentait quatre-vingt-cinq pour-cent du marché Français. Nous fournissions les jardineries par camions complets.

Avez-vous publié vos recherches ?
Si j’ai publié mes recherches… Eh bien non, ceci était un secret lié à l’entreprise. Pour ce qui est des photos, là non plus, pas de publication. À cette époque, j’invitais dans nos serres, chaque année, une centaine de journalistes qui tous faisaient des reportages et publiaient les photos ? Également, j’étais invité une vingtaine de fois chaque année sur les cinq chaînes de télévision, et au moment de la Toussaint, j’avais pratiquement un reportage dans tous les médias. Si internet avait existé à cette époque, ces photos auraient fait le tour du monde. Il est possible d’en voir quelques-unes sur le site :


LES RECORDS DU MONDE DE FRANCOIS SANTINI

CARNET D'ADRESSES DE FRANÇOIS SANTINI

 

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Publié par lalibdesincos •   Ajouter un commentaire  2 commentaires


Bonjour, Peut-être que les specimen semblent inaccessibles, parfois. En tous cas, je suis ravie de lire aujourd'hui votre interview dans le petit Journal de la semaine ! Les parcours de vie sont passionnants et confirment bien que souvent, la réalité dépasse la fiction ! Tous mes voeux de beaux gros iris et géraniums en 2016, entre autres !
Céline B www.celineb.ecritur [...] Posté le 11/01/2016 15:07:53
Je constate que personne n'apprécie les spécimens... et pourtant, si vous saviez le travail considérable qu'il faut monopoliser pour réussir de tels exploits.
Santini Posté le 22/06/2015 18:54:36



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