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Francine MUSQUIN DUGUE
 
INTERVIEWS

Louis ARJAILLES

28/04/2017 12:04:33
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1/ La première question qui me vient à l'esprit est : qui êtes-vous ?... Louis Arjaillès

 

J’ai choisi pour nom d’auteur (c’est un pseudonyme) celui d’un oncle qui, il y a longtemps, vécut l’exclusion et l’incompréhension en raison de sa sexualité.

Je suis un musicien professionnel qui vient à l’écriture romanesque sur le tard, avec passion, et, je l’espère, humilité. Raison pour laquelle j’ai choisi le « mystère » sur ma véritable identité. Non pas que je veuille créer du ramdam sur ce choix, mais tout simplement parce que, quand j’écris, je ne suis plus moi-même.

2/ Depuis quand écrivez-vous ? Depuis toujours. À 12 ans, j’étais « rédac ‘chef » d’un journal ronéotypé que nous vendions à la criée. De nombreux commerçants nous « subventionnaient ». C’était un jeu, bien sûr, mais c’était passionnant.

3/ Est-ce la première fois que vous éditez un ouvrage ?

Oui.   

4/ Quel est le conseil le plus important qu'on-vous-ait donné ?

C’est dans la lecture des grands auteurs que j’ai trouvé ma motivation, et aussi en lisant... de mauvais livres !

Ce sont les lecteurs d’un blog où des extraits ont été publiés qui m’ont conseillé de publier mon roman. Je leur en suis infiniment reconnaissant.

5/ Vous avez sûrement des habitudes, des rituels d’écriture... Comment travaillez-vous ?

Pas vraiment de « rituels ». Je ne m’astreins pas à noircir quotidiennement des pages comme les écrivains « de la profession », je me fie à mes pulsions d’écriture. Il m’arrive de passer des heures à l’ouvrage, la nuit, mais aussi de rester stérile pendant des semaines. Dans mes périodes d’exaltation, il n’est pas rare de me relever la nuit pour écrire.

Je ne connais donc pas la fameuse « angoisse de la page blanche ».

6/ Où puisez-vous votre inspiration ?

Je revisite mon passé, l’arrange pour le rendre romanesque ; si bien que, en fin de compte, la part d’autofiction est minime. Je crois avoir quelque imagination.  

7/ Comment construisez-vous vos personnages ?

J’observe mes contemporains, je prends des notes, et « fabrique » mes personnages en assemblant des profils psychologiques différents.   

 

8/ Vous identifiez-vous à eux ?

Je ne sais si je m’identifie, mais je les aime, qu’ils soient bons ou mauvais.

9/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d'écriture ?

Novice, j’estime n’avoir pas de conseils à donner, si ce n’est de lire, lire, et lire encore ; et aussi, d’être soi même.

10/ Quels sont vos auteurs préférés ?

C’est très éclectique : des grands auteurs classiques (Dostoïevski, Zweig, Gide, Proust – la lecture d’une vie – Thomas Mann, Herman Hesse, Jean Genet, Pasolini pour ses poèmes...) aux auteurs contemporains d’ici et d’ailleurs : Bret Easton Elis, Salinger, Elena Ferrante, Philippe Besson...

11/ Que lisez-vous en ce moment ?

Corps et âme de Frank Conroy, passionnant et bouleversant.

Et je viens de terminer un très beau roman, Splendor, de Margaret Mazzantini.

Je me replonge aussi, par périodes, dans la Recherche.

12/ Pouvez-vous nous parler de votre dernier livre publié ?

Tombe, Victor ! est mon premier roman. Il se déroule sur la Côte d’Azur pendant les années soixante ; je l’ai écrit en me substituant à un jeune garçon, Paul, rédigeant un journal où il raconte ses premiers émois d’adolescent « différent » ; différent car il découvre son attirance pour les garçons, au nombre desquels Victor, un fils de notable en rupture de ban, lequel ne cherche qu’à accéder au plaisir, d’où qu’il vienne. Heureusement, Paul connaîtra un véritable premier amour en la personne d’Angelo, issu d’une famille d’immigrés italiens. Mais il y a un être maléfique pour faire obstacle à une passion qui ne peut être vécue normalement dans le contexte de l’époque.

J’ai écrit cette histoire en y mettant tout mon cœur, en essayant de retracer la période avec des références qui permettent aux jeunes lecteurs de la découvrir, et à leurs aînés de s’y replonger. J’y ai mis toute ma sincérité et beaucoup... de soleil.

13/ Où peut-on se le procurer ?

En ligne, chez l’éditeur, Edilivre, sur les sites de vente comme Amazon ou Fnac.com, mais aussi, à Paris, à la librairie Les mots à la bouche, dans le Marais.

14/ Travaillez-vous de nouveaux projets ?

Oui : Tombe, Victor ! recueillant un joli succès, si j’en juge par les commentaires de lectrices et de lecteurs, et sous d’aimables pressions, j’ai commencé l’écriture d’une suite qui se déroule pendant les années 70, dans le climat de libération sexuelle qui suivit mai 68, avant que n’arrive en retour de bâton un fléau nommé SIDA.

On y retrouvera deux des personnages principaux et une galerie de jeunes gens en pleine éclosion.

15/ Avez-vous des dates d'événements à venir ?

Pour l’instant, et vu le mode de publication choisi (je n’avais pas de réseau dans le milieu littéraire), il faudrait que je me transforme en « public-relations » pour en créer et faire connaître le roman, mais j’ai déjà obtenu le « coup de cœur du jury » lors de la remise du Prix du Roman Gay 2016, et serai présent au Premier salon du livre gay fin juillet de cette année à Paris.

Si j’en juge par le potentiel de public féminin, il est vrai que tout cela est un peu réducteur, car je pense que l’amour est universel et ne saurait entrer dans une case quelconque.

16/ Où peut-on suivre vos actualités ?

Sur la page Facebook de Tombe, Victor ! : https://www.facebook.com/tombevictor/?fref=ts

 

Publié par lalibdesincos •   Ajouter un commentaire  0 commentaires





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